La crème de marrons évoque souvent les fêtes de fin d’année, les goûters d’hiver et les desserts généreux partagés en famille. Tartinée sur une tranche de pain grillé, mélangée à un yaourt ou intégrée dans une bûche, elle occupe une place particulière dans la gourmandise française. Pourtant, derrière cette douceur se cache une vraie question du quotidien : la crème de marrons est-elle une alliée ou une perturbatrice du transit intestinal ? Beaucoup de personnes à la digestion sensible se demandent si ce plaisir sucré risque de provoquer constipation, ballonnements ou lourdeurs. D’autres au contraire espèrent y trouver un équivalent « fibreux » des châtaignes entières, réputées bénéfiques pour le transit. Entre idées reçues, craintes et envies de se faire plaisir, il devient utile de démêler les faits des croyances.
La santé digestive ne dépend pas d’un seul aliment mais d’un ensemble d’habitudes : hydratation, activité physique, niveau de stress, qualité du sommeil, variété de l’alimentation… Pourtant, certains produits jouent un rôle plus notable que d’autres, soit parce qu’ils sont consommés régulièrement, soit parce qu’ils concentrent sucre, graisses ou fibres. La crème de marrons fait clairement partie de ces produits à surveiller sans dramatiser. Elle n’est ni un « poison » pour vos intestins, ni une solution miracle contre la constipation. Entre ces deux extrêmes se trouve une réalité plus nuancée : consommée avec modération, intégrée dans des repas globalement équilibrés et associés à suffisamment de fibres, elle peut parfaitement avoir sa place dans une hygiène de vie orientée bien-être, énergie et confort digestif. Le but n’est pas de renoncer aux plaisirs, mais d’apprendre à les apprivoiser, en tenant compte de votre propre ressenti intestinal et de votre mode de vie.
En bref :
- La crème de marrons ne favorise pas la constipation en quantité raisonnable, mais ne l’améliore pas non plus, car elle est pauvre en fibres.
- Son impact sur le transit dépend surtout du contexte global : alimentation, hydratation, activité physique, niveau de stress.
- Une portion généreuse peut entraîner des sensations de lourdeur, surtout si la journée est déjà riche en sucres et pauvre en végétaux.
- Associée à des aliments riches en fibres (pain complet, flocons d’avoine, fruits), elle s’intègre mieux dans une routine digestive confortable.
- Pour un transit fragile, privilégier la purée de châtaigne peu sucrée et miser sur les fibres naturelles (fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes).
| Aspect | Crème de marrons | Châtaignes entières | Impact sur le transit |
|---|---|---|---|
| Fibres | Faible teneur après transformation | Riche en fibres, surtout insolubles | Les châtaignes stimulent davantage le transit |
| Sucre | Très riche en sucres ajoutés | Sucre naturellement présent, plus modéré | Excès de crème peut alourdir la digestion |
| Densité énergétique | Calorique pour un petit volume | Plus rassasiante grâce aux fibres | Attention aux portions de crème de marrons |
| Rôle dans l’alimentation | Aliment plaisir occasionnel | Aliment plus facilement intégré au quotidien | À équilibrer avec des repas riches en végétaux |
Crème de marrons et transit intestinal : que dit réellement la nutrition ?
Lorsqu’il est question de crème de marrons et transit intestinal, de nombreuses idées circulent : certains accusent cette douceur de « boucher » les intestins, d’autres la voient comme l’équivalent d’une portion de châtaignes, donc comme une aide naturelle contre la constipation. La réalité se situe entre ces deux perceptions. La crème de marrons est obtenue à partir de châtaignes cuites et mixées, auxquelles sont ajoutés du sucre et de l’eau, parfois de la vanille. Ce processus réduit nettement la quantité de fibres initialement présentes dans le fruit entier. Résultat : la teneur en fibres devient modeste, alors que la teneur en sucre grimpe fortement.
Pour comprendre son influence sur votre confort digestif, il est utile de rappeler le rôle des fibres. Les organismes de santé publique, comme l’Organisation mondiale de la santé, soulignent que une consommation suffisante de fibres favorise un transit régulier, en augmentant le volume des selles et en soutenant la flore intestinale. Les châtaignes entières répondent bien à ce profil, en apportant des fibres insolubles qui stimulent le mouvement des intestins. En revanche, la crème issue de ces châtaignes a perdu une partie de ces éléments structurants, ce qui l’apparente davantage à un dessert sucré qu’à un véritable aliment « pro-transit ».
Malgré cela, cette préparation ne se transforme pas pour autant en ennemie. Les spécialistes en nutrition rappellent que la constipation ne se déclenche pas à cause d’un seul aliment, mais plutôt d’un ensemble de facteurs : faible consommation de fibres, manque d’hydratation, sédentarité, stress, repas très gras et pauvres en végétaux. Dans un mode de vie équilibré, quelques cuillères de crème de marrons n’ont pas de raison de perturber le transit. Ce sont davantage les quantités importantes, associées à des repas déjà riches en sucre et en produits raffinés, qui peuvent accentuer une sensation de lourdeur digestive.
Un exemple parlant est celui de Paul, 42 ans, cadre très actif. Pendant les fêtes, il avait pris l’habitude de terminer chaque repas par une portion généreuse de crème de marrons, tout en réduisant inconsciemment sa consommation de fruits et de légumes. En quelques jours, il a ressenti une digestion plus lente et un inconfort intestinal. En réintroduisant salades, légumes cuits et fruits frais, tout en réduisant ses portions de crème de marrons, son transit s’est régulé sans aucune suppression totale de ce dessert. Ce type de situation illustre à quel point le contexte global compte plus que le produit isolé.
Autre point important : l’effet psychologique lié à la culpabilité. Certaines personnes associent les aliments sucrés à quelque chose de « mauvais » pour la santé. Après avoir consommé de la crème de marrons, elles s’attendent presque à se sentir lourdes, ce qui peut amplifier la perception des inconforts digestifs. Une approche plus apaisée, qui considère cette douceur comme un plaisir ponctuel intégré à une alimentation variée, permet souvent de vivre la digestion de façon plus sereine. En prenant du recul, la crème de marrons devient alors un simple élément de votre journée, et non la cause unique de tous les troubles digestifs.
En définitive, la question n’est pas tant de savoir si la crème de marrons est « bonne » ou « mauvaise » pour le transit, mais plutôt comment elle s’intègre à votre hygiène de vie globale. Consommée en petite quantité, dans une alimentation riche en fibres et accompagnée d’une bonne hydratation, elle reste majoritairement neutre sur le plan digestif. C’est l’excès, comme pour la plupart des produits très sucrés, qui peut renforcer la sensation de lenteur intestinale.

Bienfaits et limites de la crème de marrons pour la santé digestive
Aborder la crème de marrons et la santé digestive nécessite de regarder au-delà du seul transit. Cette préparation possède certains atouts hérités des châtaignes, même si ceux-ci sont atténués par l’ajout de sucre et le raffinage. Les châtaignes renferment notamment des minéraux comme le potassium et le magnésium, utiles au tonus musculaire général, y compris celui des muscles lisses de l’intestin. La crème en conserve une fraction, ce qui en fait un aliment énergétique intéressant pour les personnes actives ou les sportifs, à condition de modérer les quantités.
Les fibres résiduelles présentes contribuent légèrement à la sensation de satiété, surtout si la crème est associée à un support rassasiant, comme du pain complet ou des flocons d’avoine. Dans ce cas, la collation devient plus équilibrée, combinant glucides complexes, fibres et une source sucrée gourmande. Cette association peut aider certaines personnes à éviter le grignotage répété, souvent néfaste pour la digestion et l’équilibre glycémique. Un encas structuré limite aussi la tentation de multiplier les petits biscuits ou confiseries, moins intéressants sur le plan nutritionnel.
Les limites apparaissent lorsque cette douceur prend trop de place au détriment d’autres aliments riches en nutriments protecteurs. Une consommation fréquente et abondante de crème de marrons peut conduire à un apport en sucre ajouté important, facteur reconnu de déséquilibre métabolique et de fatigue digestive. Les repas deviennent alors trop concentrés en glucides rapides, ce qui peut provoquer des variations glycémiques et une sensation de somnolence post-prandiale. À long terme, cette habitude peut également contribuer à un dérèglement de la flore intestinale, qui se nourrit davantage de fibres que de sucres simples.
Un autre frein à son utilisation régulière comme source d’énergie réside dans sa densité calorique. Une petite quantité apporte beaucoup de calories. Vous pouvez ainsi en consommer davantage que prévu sans réelle sensation de satiété. Cette disproportion entre volume et apport énergétique peut, chez certaines personnes, encourager un apport global dépassant leurs besoins, avec une tendance à la prise de poids, parfois associée à un transit plus paresseux en cas de réduction concomitante des végétaux. Le sucre, très présent, occupe une place que les fibres pourraient prendre dans l’assiette.
Malgré ces limites, la crème de marrons garde un intérêt émotionnel et sensoriel non négligeable. Les moments de plaisir partagés autour de la table contribuent aussi au bien-être global. La digestion se déroule mieux lorsque l’on mange dans une atmosphère détendue, en prenant le temps de mastiquer et d’apprécier. Le rapport apaisé à l’alimentation joue un rôle dans la santé intestinale, souvent sous-estimé face aux seuls paramètres nutritionnels. Savourer une petite portion de crème de marrons en conscience, au lieu de la consommer rapidement et avec culpabilité, peut donc s’inscrire dans une démarche d’équilibre mental et digestif.
La clé réside dans la place accordée à cette douceur : la considérer comme un aliment plaisir, ponctuel, et non comme une base de votre alimentation quotidienne. En l’intégrant intelligemment à un mode de vie actif, équilibré et riche en aliments bruts, vous profitez de ses qualités gustatives sans amplifier les contraintes pour vos intestins. On passe alors d’une vision restrictive (« c’est mauvais pour mon transit ») à une approche nuancée : « comment organiser mes repas pour que ce plaisir reste compatible avec mon confort digestif ? ».
Comment la crème de marrons s’inscrit-elle dans une alimentation équilibrée ?
Pour qu’elle reste une alliée de votre équilibre quotidien, la crème de marrons gagne à être intégrée dans des repas structurés. Plutôt que de la consommer directement à la cuillère en fin de soirée, certaines personnes préfèrent l’associer à un petit-déjeuner complet : une ou deux cuillères sur du pain complet, accompagnées d’un fruit frais et d’une boisson chaude non sucrée. Ce type de repas associe plaisir, fibres et hydratation, ce qui soutient davantage le transit qu’une consommation isolée de sucre.
Un autre exemple : un goûter composé d’un yaourt nature, d’une cuillère de crème de marrons et d’une poignée de flocons d’avoine. Ce mélange apporte des protéines (yaourt), des fibres (avoine) et une touche sucrée agréable. Certains le trouvent particulièrement intéressant avant une séance de sport modérée, car il fournit de l’énergie tout en restant digeste. Cette approche illustre une idée clé : votre transit intestinal profite des combinaisons alimentaires plutôt que d’un unique « superaliment ».
En pratiquant ce type d’associations, la crème de marrons ne devient ni amie ni ennemie, mais un ingrédient parmi d’autres dans une cuisine du quotidien tournée vers la vitalité.
Transit intestinal, bien-être global et place des plaisirs sucrés
Parler de transit intestinal et bien-être global implique de regarder bien au-delà de l’assiette. Les recherches récentes sur le microbiote montrent que l’intestin est étroitement lié à l’humeur, au niveau d’énergie et même à la qualité du sommeil. Les personnes souffrant de constipation ou de ballonnements fréquents rapportent souvent une fatigue plus marquée, un manque de motivation et parfois une irritabilité accrue. Dans ce contexte, diabolisser un aliment comme la crème de marrons n’apporte pas de solution durable.
La priorité consiste plutôt à installer des repères simples pour soutenir la digestion au quotidien. Une hydratation suffisante, des repas réguliers, des légumes présents à chaque déjeuner et dîner, des fruits variés, des céréales complètes plusieurs fois par semaine et un minimum de mouvement quotidien forment une base solide. Lorsque ces piliers sont en place, un dessert sucré occasionnel s’intègre sans bouleverser l’équilibre. Votre organisme dispose alors des ressources nécessaires pour gérer ponctuellement un apport plus sucré sans transformer cette exception en inconfort digestif.
Il est également utile de rappeler le rôle du stress. Le système digestif est particulièrement sensible aux variations émotionnelles. Une journée tendue, des soucis professionnels ou personnels, un manque de sommeil répété peuvent ralentir le transit ou au contraire l’accélérer. Dans ces moments-là , les personnes attribuent souvent leurs symptômes au dernier aliment consommé, comme la crème de marrons, alors que la cause première se situe davantage du côté de la tension nerveuse. Apprendre à reconnaître cette dimension permet de mieux relativiser le rôle exact de chaque aliment dans vos sensations internes.
Un cas fréquent est celui de Léa, 36 ans, citadine très investie dans son travail. En période de forte pression, elle grignote plus de sucré, dort moins bien et se sent ballonnée. Elle pensait que ses tartines de crème de marrons du soir étaient responsables de tous ses maux. En réorganisant ses journées avec des pauses courtes, un peu de marche et une heure de coucher plus stable, elle a retrouvé un transit plus régulier. Elle a finalement conservé sa crème de marrons en quantité réduite, mais surtout dans un contexte plus apaisé. Son exemple montre combien l’équilibre de vie global compte pour votre intestin.
Les plaisirs sucrés occupent par ailleurs une dimension sociale importante. Partager une bûche aux marrons, un dessert de fête ou un goûter maison est souvent synonyme de lien, de convivialité et de souvenirs positifs. Ce cadre émotionnel positif peut, paradoxalement, favoriser une meilleure digestion que des repas pris rapidement, seuls, devant un écran. Le corps réagit au climat général dans lequel a lieu le repas. Profiter de ces moments de façon consciente, en dégustant lentement et en s’arrêtant quand la faim est apaisée, contribue à préserver votre confort digestif, même en présence de crème de marrons.
L’enjeu, finalement, est d’adopter une vision globale : votre transit intestinal reflète votre hygiène de vie, vos émotions, votre rapport à l’alimentation et votre niveau de mouvement. La crème de marrons n’est qu’un élément parmi d’autres, qu’il est possible d’apprécier sans culpabilité dès lors que l’ensemble du mode de vie tend vers l’équilibre. Plutôt que de traquer l’aliment « parfait » ou « coupable », la démarche la plus efficace consiste à ajuster en douceur plusieurs paramètres à la fois.
Une routine simple pour soutenir transit et énergie
Pour replacer la crème de marrons dans un quotidien harmonieux, certains lecteurs apprécient de s’appuyer sur une petite routine structurante. Par exemple :
- Au réveil : un grand verre d’eau, éventuellement tiède, pour réhydrater l’organisme après la nuit.
- Dans la matinée : un moment de marche de 10 à 15 minutes, même en ville, pour stimuler naturellement les intestins.
- Aux repas : un légume à chaque déjeuner et dîner, un fruit cru ou cuit dans la journée, et des céréales complètes plusieurs fois par semaine.
- Pour les plaisirs sucrés : une portion mesurée de crème de marrons, 1 à 2 fois par semaine, intégrée à un goûter structuré (pain complet, yaourt, fruit…).
- En soirée : un temps de déconnexion des écrans avant le coucher pour favoriser un sommeil plus réparateur.
Cette organisation n’a rien de rigide. Elle offre simplement un cadre dans lequel la crème de marrons trouve naturellement sa place, sans exercer de pression excessive sur la digestion. En donnant de la cohérence à vos journées, vous offrez à votre intestin un environnement plus stable, propice à un transit fluide.
Crème de marrons, activité physique et vitalité quotidienne
La relation entre crème de marrons, activité physique et vitalité est souvent oubliée. Pourtant, le mouvement joue un rôle majeur dans la façon dont votre corps utilise et assimile les sucres. Une personne active, qui marche régulièrement, prend les escaliers, pratique un sport ou une activité de plein air, gère différemment un dessert sucré qu’une personne presque totalement sédentaire. Les muscles consomment une partie de l’énergie apportée par la crème de marrons, ce qui limite l’impression de lourdeur et le risque d’accumulation sous forme de réserves.
Le mouvement a aussi un impact direct sur le transit. La contraction des muscles abdominaux et des membres inférieurs, lors de la marche ou du vélo, favorise le péristaltisme, c’est-à -dire les mouvements de l’intestin. Une activité régulière, même modérée, s’associe souvent à un transit plus régulier. Dans ce contexte, une petite portion de crème de marrons peut constituer un carburant agréable avant ou après l’effort, à condition de l’accompagner de fibres et de protéines pour stabiliser l’énergie.
Un exemple concret : Marie, 29 ans, pratique la course à pied deux fois par semaine. Elle apprécie une collation composée d’un yaourt nature, d’une cuillère de crème de marrons et de quelques amandes une heure avant son entraînement. Elle la trouve plus digeste qu’une grande part de gâteau, tout en lui apportant l’énergie nécessaire pour sa séance. Elle complète ensuite avec un repas du soir riche en légumes et en féculents complets. Son transit reste confortable, malgré la présence régulière de crème de marrons dans sa semaine.
Les personnes très sédentaires, en revanche, ressentent plus facilement les effets d’une alimentation concentrée en sucres rapides. Sans mouvement suffisant, l’organisme utilise moins l’énergie apportée, ce qui peut accentuer la somnolence, la sensation d’estomac lourd et parfois ralentir le transit chez les individus déjà fragiles sur ce plan. Pour ces profils, l’introduction de petites habitudes de mouvement au quotidien – marches courtes, déplacements à pied pour des trajets de proximité, exercices simples à la maison – transforme souvent la façon dont la digestion est vécue.
La vitalité ne se limite pas à l’absence de fatigue. Elle correspond à une sensation globale d’élan, de clarté mentale et d’aisance corporelle. En organisant vos journées autour d’un minimum de mouvement, de repas colorés et de moments agréables, vous créez un environnement favorable où les plaisirs comme la crème de marrons ne prennent plus le dessus. Ils s’inscrivent dans un cadre plus large, porté par l’énergie générée par cette hygiène de vie.
Il est intéressant de remarquer qu’une pratique régulière d’activité physique aide également à mieux gérer le stress, autre facteur clé du transit. Un corps qui bouge régulièrement élimine plus facilement les tensions, ce qui bénéficie autant à vos muscles qu’à votre intestin. Dans ces conditions, une petite touche sucrée devient un complément de plaisir, non un facteur d’angoisse.
Quelques repères pour concilier dessert et mouvement
Pour allier douceur et dynamisme, certains repères simples peuvent guider vos choix :
- Planifier vos plaisirs sucrés plutôt que de les consommer machinalement, par exemple autour d’une sortie, d’une marche ou d’une séance de sport.
- Éviter de terminer une journée très sédentaire par une grande portion de crème de marrons prise tard le soir, moment où l’organisme se prépare davantage au repos qu’à l’effort digestif.
- Associer systématiquement sucre et fibres : pain complet, flocons d’avoine, fruits riches en pectine (pomme, poire), afin de soutenir à la fois la glycémie et le transit.
- Écouter les signaux corporels : si une portion plus petite vous suffit pour être satisfait, c’est un signal précieux pour ajuster les quantités.
La crème de marrons s’intègre ainsi dans un quotidien actif et vivant, qui met au premier plan la mobilité et l’équilibre plutôt que la restriction. Ce regard global permet d’entretenir une relation plus sereine à l’alimentation et au transit intestinal.
Crème de marrons, sommeil, stress et confort intestinal
La connexion entre crème de marrons, sommeil, stress et intestin peut surprendre au premier abord, mais elle est pourtant bien réelle. Le système digestif fonctionne en étroite relation avec le système nerveux. Un manque de sommeil répété, des difficultés à s’endormir ou des nuits agitées modifient souvent l’appétit, les envies de sucre et le rythme du transit. Lorsque la fatigue s’installe, beaucoup se tournent spontanément vers des aliments rapides et réconfortants, comme les produits sucrés.
Dans ce contexte, la crème de marrons peut devenir un geste de consolation en fin de journée, pris devant un écran, sans réelle faim. Cette consommation émotionnelle, couplée à la fatigue et au stress, est rarement bénéfique pour la digestion. Le corps, déjà mobilisé pour faire face aux tensions, reçoit un afflux de sucre à un moment où il aurait plutôt besoin d’apaisement. Les nuits suivantes peuvent être plus agitées, et le transit se dérégler peu à peu.
À l’inverse, lorsque le sommeil est de meilleure qualité, les signaux de faim et de satiété deviennent plus clairs. Les envies de sucre restent présentes mais sont plus mesurées. Une petite portion de crème de marrons appréciée en milieu d’après-midi ou au sein d’un repas équilibré s’intègre alors mieux, sans impression de « craquage ». L’organisme, mieux reposé, gère plus harmonieusement les apports énergétiques, et la digestion s’en trouve souvent facilitée.
Pour de nombreuses personnes, l’amélioration du transit passe autant par la gestion du stress que par les adaptations alimentaires. Des pratiques simples comme la respiration profonde, quelques minutes de lecture, une marche en fin de journée ou une routine de coucher régulière apaisent le système nerveux. L’intestin, directement lié par ce qu’on appelle parfois l’axe intestin-cerveau, bénéficie de cette sérénité retrouvée. Les ballonnements peuvent diminuer, les crampes se faire plus rares, et la régularité des selles s’installer progressivement.
Dans ce cadre plus stable, la question « la crème de marrons est-elle amie ou ennemie de mon transit ? » change de nature. Elle devient : « dans quel état de fatigue, de stress et de sommeil suis-je lorsque j’en consomme ? ». Un même aliment ne produit pas toujours les mêmes effets selon le terrain émotionnel et physiologique du moment. Un soir de grande tension, une grande quantité de sucre peut peser davantage sur la digestion. En revanche, au cœur d’une semaine plus calme, la même portion peut être parfaitement bien tolérée.
Un repère utile consiste à ne pas associer systématiquement l’apaisement émotionnel à des aliments sucrés. Varier les sources de réconfort – une discussion avec un proche, un bain chaud, une promenade, un moment créatif – permet de réduire la pression mise sur des produits comme la crème de marrons. Elle retrouve alors sa fonction première : un plaisir gustatif, et non un outil principal de gestion du stress.
Astuce pratique à tester immédiatement
Une stratégie simple consiste à instaurer un « rituel de ralentissement » avant toute consommation sucrée en fin de journée. Avant d’ouvrir le pot de crème de marrons, prendre trois grandes respirations lentes, s’asseoir, poser sa journée mentalement et décider de la portion à l’avance. Cette pause de quelques secondes remet du choix et de la conscience dans le geste. Beaucoup de personnes constatent qu’elles se satisfont alors de quantités plus modestes, mieux savourées, et que leur confort intestinal s’en ressent positivement au fil des jours.
En associant ainsi alimentation, sommeil et gestion du stress, la crème de marrons trouve sa place dans une démarche globale d’équilibre de vie. L’objectif reste le même : un corps plus serein, un transit plus régulier et un rapport apaisé aux plaisirs sucrés.
La crème de marrons provoque-t-elle la constipation ?
Consommée en quantité raisonnable, la crème de marrons ne provoque généralement pas de constipation. Elle contient peu de fibres, mais son impact reste neutre si votre alimentation globale est riche en fruits, légumes et céréales complètes, et si vous êtes suffisamment hydraté et actif.
La crème de marrons peut-elle améliorer le transit intestinal ?
La crème de marrons n’est pas un aliment recommandĂ© pour amĂ©liorer le transit, car elle est surtout composĂ©e de sucre et d’eau, avec relativement peu de fibres. Pour soutenir votre transit, il est plus efficace de miser sur les fruits, les lĂ©gumes, les lĂ©gumineuses et les cĂ©rĂ©ales complètes.
Comment consommer la crème de marrons sans alourdir la digestion ?
Une portion modĂ©rĂ©e (une Ă deux cuillères Ă soupe) intĂ©grĂ©e Ă un repas ou un goĂ»ter riche en fibres, comme du pain complet, du yaourt nature et un fruit, est gĂ©nĂ©ralement mieux tolĂ©rĂ©e. Boire de l’eau au cours de la journĂ©e, bouger rĂ©gulièrement et Ă©viter de la consommer très tard le soir contribuent aussi Ă prĂ©server le confort digestif.
La crème de marrons convient-elle en cas d’intestin irritable ?
En cas d’intestin sensible, la tolĂ©rance varie selon les personnes. Certains digèrent bien une petite quantitĂ© de crème de marrons, surtout associĂ©e Ă des aliments simples et peu irritants. D’autres prĂ©fèrent limiter les produits très sucrĂ©s. Observer vos rĂ©actions, ajuster les portions et privilĂ©gier les fibres bien tolĂ©rĂ©es reste la meilleure approche.
Quelle est la différence entre crème de marrons et purée de châtaigne pour le transit ?
La purée de châtaigne nature contient généralement moins de sucre ajouté que la crème de marrons et conserve davantage les caractéristiques du fruit, notamment ses fibres. Pour une digestion plus confortable, la purée de châtaigne peu sucrée est souvent une option plus intéressante, à intégrer dans une alimentation globalement riche en végétaux.


